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Ce matin, je me suis levée au chant du coq... Eh oui, il y en a un dans le quartier !
Mais je lui ai cloué le bec en lui promettant un petit passage à la casserole !
Menace en l'air vu que ce plat délicieux m'est interdit pour cause de perturbations digestives fort déplaisantes...
Côté menaces, on avait ce qu'il fallait au-dessus de nos têtes !
Après le déluge nocturne et les dernières averses du matin, le soleil a réussi une belle percée et j'ai sauté dans mes chaussures pour filer au parc.
J'en ai exploré une nouvelle parcelle et quelle n'a pas été ma surprise, au détour d'un chemin, de découvrir une pâture avec des vaches !

En pleine ville, juste au pied de ces magnifiques demeures du quartier le plus huppé...
Un anachronisme visuel en quelque sorte... Assez réjouissant, je trouve.
ça me rappelle quand je suis arrivée à Paris.
J'allais au bureau vêtue d'une mignonne petite robe noire à fleu-fleurs et chaussée de sabots (de ville).
Du haut de mes 21 ans, j'apportais un brin de fraîcheur parmi cette floppée d'ancêtres qui devaient "alentourer" la quarantaine, à tout casser...
Une dame parmi cette sympathique troupe riait : "Quand je vous vois, je m'attends à voir des poussins derrière vous" (ce n'était pas encore la mode du tutoiement).
Et moi : " Encore que je n'ai pas de paille dans mes sabots".
N'empêche, elle ne croyait pas si bien dire...
Je sortais de mon rôle d'instit' dans cette école bizarre où cette vieille garce de directrice m'obligeait à trimballer mes 10 petits à la queue-leu-leu... Ce qui amusait beaucoup les élèves et les profs des grandes classes.
J'avais 19 ans et cette ridicule marche au pas de l'oie me sortait par les yeux....
Très vite, je me suis mise à en tenir 1 à chaque main ( à tour de rôle) et les 8 autres s'ébrouaient un peu en pagaille derrière sauf en terrain découvert où en toute complicité mes bouts d'chou s'obligeaient à rester 2 par 2 pour ne pas m'attirer les foudres de l'autre tortionnaire...
Et oui.. Après ça, j'ai eu 21 ans de vie parisienne, mais je suis revenue vers de plus verts pâturages d'où je ne partirai que pour en trouver d'autres tout aussi jolis...